• Ecran total (2ème partie)

    (... suite et fin)

    Les écrans américains
    Ars Magica, Conspiracy X, etc. Ils ont en commun d’être à mon goût la plupart du temps très laids, mais ils ont au moins le mérite d’être là et s’étonnent eux-mêmes d’exister puisque la plupart des jeux US se dispensent parfaitement de l’accessoire. Et pour beaucoup l’image semble ne pas se suffire à elle-même puisqu’ils sont couverts d’éléments textuels divers, depuis des données pour les règles jusqu’à des titres et des logos.

    Un coup tu gagnes, un coup tu perds
    Nephilim, qui a vu se succéder des écrans réussis et des écrans complètement ratés incarne (pouf pouf pouf pouf) très bien les différents avatars que peut connaître un écran, nouvelle édition après nouvelle réédition. L’avantage c’est qu’on peut toujours en superposer deux dans ce cas là : celui pour la version à jour des règles d’abord, lisible pour le MJ, et celui avec l’illustration qui était mieux avant par-dessus, visible côté joueurs.

    Les écrans avec un montage de petites illustrations
    Le récent Dark Heresy par exemple, ou le plus ancien WHBRPG (le moins ancien aussi d’ailleurs, c’est donc bien un choix délibéré), tirés de l’autre univers de GW sont des jeux dont les écrans sont constitués de plusieurs illustration tirées du jeu de base et accolées d’une façon ou d’une autre. On trouve ça aussi avec l’écran de Loup Solitaire qui a en plus la particularité (très « background ») d’être en noir et blanc. Je n’aime pas trop ça, je trouve que ça fait pauvre.
    Les fait à l’ordinateur
    Dark Earth, Feng Shui : autant la méthode infographie peut permettre de superbes réalisations lorsqu’elle vient par exemple en soutien d’une illustration de base et est utilisée avec finesse et sens artistique, autant peut-elle donner des résultats repoussants quand elle est appliquée sans discernement. Au rayon des réussites il y a indéniablement l’écran de Trail of Chtulhu, et pour n’en citer qu’un au rayon des fautes de goût il y a celui de la nouvelle version d’Hawkmoon – ah pardon, on me dit dans mon oreillette qu’il s’agirait en fait d’un dessin qui a l’air d’une image créée par ordi, c’est encore pire (ou Dark Earth, illustration tirée d’un jeu vidéo, le top du top comme tue-l’amour). C’est un domaine qui progresse très vite et donne donc lieu à diverses expérimentations parfois malheureuses, mais on peut parier qu’on va plutôt vers le mieux de ce côté. En ce qui concerne l’écran de Feng Shui (comme d’ailleurs toutes les couvertures de la série en français), je dois dire que je lui trouve un style particulier qui m’attire inexplicablement.

    Le plan large d’une ville emblématique
    Crimes, Maléfices 1, Nightprowler 1 et 2, bref lorsqu’un jeu est attaché à un univers urbain, le plan large sur les toits de la cité fait sont apparition, parce que c’est beau une ville la nuit.
    Les écrans avec une carte
    Autres plans larges, mais au propre et non au figuré cette fois, je veux parler des quelques écrans qui proposent une carte géographique imaginaire comme support à la rêverie des joueurs. Citons Ars Magica, Polaris, et n’oublions pas le ceinture-bretelles, j’ai nommé l’écran français de Conan, qui est à la fois panoptique avec un montage de petites illustrations sur fond de la célèbre carte du monde de Conan.

    Le style pompier
    Elric, Hawkmoon, je crois qu’un certain Gassner et des couleurs pompiers sont lourdement impliqués sur ce coup-là. Les enfants aiment les couleurs vives et les adolescents à peine pubères sont fortement préoccupés par la taille de leur épée, je n’en dirai pas plus…

    L’écran fantastique : la saison des palmarès
    En ce qui concerne mes 5 écrans de jeu préférés sont, dans cet ordre
    1.    Stella Inquisitorus
    2.    RDD2
    3.    Légendes des Contrées Oubliées
    4.    Maléfices 1
    5.    Capharnaüm


    Pour Stella Inquisitorus (un jeu tout de même très confidentiel et peut-être même très con puisqu’à l’époque personne ne s’était encore risqué à interdire l’injection massive de vikings dans tout et n’importe quoi à Croc, ce qui fait qu’il les avait allègrement envoyés se baguenauder dans l’èspâââceu en drakkars - dans des Space Drakkars quoi - pour aller foutre sur la gueule de cathédrales volantes) vous risquez de ne pas comprendre. En plus l’illustration fournie ici ne rend pas hommage à l’original qui est beaucoup moins terne. Ce choix mystérieux tient en fait à mon histoire personnelle. J’ai longtemps utilisé cet écran pour remplacer ceux que je ne possédais pas. C’était en quelque sorte mon écran générique à moi, je devais trouver qu’il générait suffisamment de mystère et d’ambiance pour tenir son rôle en toutes circonstances.

    Pour RDD2 les choses sont beaucoup plus simples : une illustration de Florence Magnin c’est toujours un univers emprunt de finesse et de poésie, qui fait corps avec le jeu. Le choix du l’esthète et du connaisseur en quelque sorte.

    Légendes des contrées oubliées m’amène vers Ségur, un dessinateur que j’apprécie particulièrement et une série qui a marqué mes jeunes années, comme d’ailleurs Croc le Bô dans Old Casus.
    Ah, Maléfices 1 ! Déjà un photomontage couplé à un dessin ce n’était pas commun dans les lointaines années 80. Et puis quel amateur distingué du jeu n’a pas entendu les grands anciens raconter le soir à la veillée l’anecdote ultime sur l’écran qui l’accompagnait dans la boite : non en arrière plan ce n’est pas Paris, c’est Lyon ! Comme quoi les apparences sont parfois trompeuses, ce que vous regardez ce n’est pas ce que vous voyez, la vérité est ailleurs et je reprendrais bien une tranche de cake aux olives.

    Et pour finir l’écran de Capharnaüm : à la fin de l’envoi je rejoins finalement Narbeuh pour rendre ici hommage à la qualité des illustrations et du travail graphique en général réalisé par l’équipe du Studio Deadcrows et le 7ème Cercle pour cet énorme JdR de création française. C’est magnifique.

    A noter que côté moins bien, la palme de l’écran de jeu de plus moche reste en ce qui me concerne décernée à Crimes. C’est le seul raté d’une gamme de grande qualité. Bon et en plus ce n’est sûrement pas vrai dans l’absolu, je suis persuadé qu’on peut facilement trouver pire (je vous attends là-dessus. Un début de piste : l’écran façon granit de Nephilim, ou surtout celui à vomir – c’est peut-être le but recherché ? - de Vermine) mais c’est pour ne pas me dédire depuis ma critique de ce supplément, par ailleurs remarquable, sur ce blog.
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  • Commentaires

    1
    Mercredi 3 Septembre 2008 à 13:05
    Quand je dis "par ailleurs remarquable" à la fin de l'article, je parle bien entendu du supplément pour Crimes, pas de la critique du supplément, ce ne serait pas modeste. Vous excuserez donc ma syntaxe confuse...
    2
    Jeudi 4 Septembre 2008 à 22:49
    "Stella Inquisitorus (...). Ce choix mystérieux tient en fait à mon histoire personnelle. J’ai longtemps utilisé cet écran pour remplacer ceux que je ne possédais pas. C’était en quelque sorte mon écran générique à moi, je devais trouver qu’il générait suffisamment de mystère et d’ambiance pour tenir son rôle en toutes circonstances.

    TOUT PAREIL ! Comme quoi les grands esprits ne se rencontrent pas qu'à Provins  ;-)

    J-P 
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