• La mort du petit commerce - 1er épisode.

    Je souhaiterais ici évoquer le souvenir des jours passés. On connaît
    l'aphorisme de Jean Cocteau : qu'on peigne un paysage ou une nature morte, on fait
    toujours son propre portrait. Vais-je tracer le mien ? Ce n'est pas
    impossible. Je voudrais surtout cerner celui des lieux qui ont traversé ma
    vie de rôliste. Il y aurait sans doute une étude sociologique d'importance à
    mener sur les multiples clubs de JdR de la ville où j'ai grandi (Rennes),
    mais c'est des dealers de rêve que je vais parler maintenant. La folie des
    cartes à collectionner est passée, puis ce furent les figurines à
    collectionner, et nous vivons aujourd'hui un deuxième âge d'or de la
    figurine. Mais le JdR lui se meurt lentement. Et avec lui de nombreuses
    boutiques disparaissent.

    Au commencement était « L'épée d'Elendil ». Premier
    jeu de rôle acquis avec mes sous à moi (Hawkmoon) et premiers dés qu'on
    achète par poignée, comme de petits bonbons en bocaux avec leurs couleurs
    acidulées. Première carte de fidélité aussi, au visuel « trop classe ».

    Puis ce fut la découverte de « L'Amusance », une « Amusance » première
    époque alors relais jeu Descartes, que les moins de 20 ans ne peuvent pas
    connaître. De grands rayons bourrés à craquer de tout ce qui se faisait
    alors,
    y compris de nombreux titres en anglais, et derrière le comptoir, bien
    incapables de dire ce qu'il y avait dedans (les bouquins, pas le comptoir,
    suivez un peu !), deux figures mythique autant qu'en complet décalage avec
    leur clientèle, pépé et mémé l'Amusance.

    Quelques temps après l'Aventura fit une irruption aussi flamboyante que
    brève dans mon paysage ludique. On se souviendra simplement de son vendeur polymorphe fort habile à adapter ses propres goûts ludiques à ceux de sa clientèle?

    Ensuite, longtemps après, vinrent « Chimère » et « Le temple du jeu ». Le
    concept de Chimère (une sorte de café avec une cafetière, des tables ou tu
    peux jouer et en rayons des jeux que tu peux feuilleter à loisir voir
    emprunter pour un moment n'était sans doute pas très au point
    commercialement parlant. Son gérant s'en aperçut un peu tard.

    Le Temple du jeu s'annonçait nettement mieux. Souvent ouvert en soirée,
    assez bien achalandé, et avec la mourmillante Sarah aux commandes, il avait
    tout pour réussir. Et, de fait, ce fut un des hauts lieux de mes années
    d'étudiant.
    Un jour pourtant, un changement de propriétaires eu raison de la bonne
    volonté de Sarah, et le Temple retira ses billes de Rennes.

    Alors vint « Camisole ». Installé dans des conditions minimalistes dans un
    local très anciens et très à l'écart de l'ultra-centre, quelques esprits
    libres y trouvèrent asile, mais l'expérience fut de courte durée.

    Encore plus furtive fut l'apparition du « Gobelet », qui ressemblait à une
    boutique de jeux vidéo et avait l'air d'être fermé dès le départ. Le Gob
    laid (jeu de mots et de bon aloi). Ouais. Bon vraiment rien à en dire.

    Et tout cela nous amène à l'époque moderne (à suivre)...

    « Revue de presse rôlistique - 3ème épisodeLa mort du petit commerce - 2eme épisode. »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :