• Bon, c'est encore une fois un peu à l’arrache, hélas, que je viens vous entretenir d'une exposition hautement recommandable. En effet, l'expo Persona, visible au musée du quai Branly, ferme ses portes dans quelques jours seulement (dès le 13 de ce mois, en fait :-/).

    http://www.quaibranly.fr/fr/expositions-evenements/au-musee/expositions/details-de-levenement/e/persona-36255/

    Alors, c'est un peu une expo conceptuelle dont le propos n'est pas si aisé à résumer. En gros, il s'agit d'interroger le thème de l'animation ou de la personnification des objets aussi bien à travers l'ethnographie, l'art, la robotique, etc.

    Exposition Persona (Paris)

    Plus en détail, voilà l'argumentaire des organisateurs de l'expo eux-mêmes :

     

     

    Nombreux sont les objets qui ont un statut plus proche de celui d’une personne ou d’une créature que d’un simple objet. Objets d’art – occidental ou non occidental, populaire ou contemporain –, ou produits high tech – robots, machines, etc. – se voient régulièrement attribuer, dans leur utilisation, des capacités d’action insoupçonnées, qui en font des quasi-personnes. Comme l’enfant qui voue une passion à son doudou ou celui qui peste contre son ordinateur ou son mobile en lui reprochant d’être incompétent ou têtu. Comme le chamane qui convoque les esprits à travers une statuette prenant les traits des dieux.

     

    Ce transfert ou cette confusion qui s’opère alors entre l’humain et le non-humain, et la relation particulière et personnalisée qui les lie, dans les cultures les plus variées, est le vaste sujet de cette exposition d’anthropologie. Une incursion par la robotique, via l’oeuvre pionnière de Masahiro Mori, permettra de comprendre le rôle de l’anthropomorphisme dans les artefacts les plus divers, et ce qui se joue lorsqu’un robot à l’apparence trop humaine – ou toute autre pièce au réalisme intimidant – croise notre regard, jusqu’à le déstabiliser.

    Ehé, animer des bonshommes à partir de trois fois rien, ça nous connaît nous autres rôlistes, pas vrai ?

    De fait, j'ai trouvé cette expo très rôlistes friendly et, s'il est encore temps, je vous en recommande la visite (ou la consultation du catalogue, au pire).

    Exposition Persona (Paris)

    Alors, déjà, comme on le constate sur les clichés de cet article, l'expo, par nature, brasse large. Amateurs d'horreurs gothiques (fantômes, golems...), de transhumanisme cyber (IA, robots... il y a même un poste informatique sur lequel vous pouvez faire passer un test de Turing à un logiciel !) ou... de Terra Incognita (automates, peuplades étranges...) : vous pourrez tous trouver votre bonheur et l'inspi dans cette chouette expo.

    Exposition Persona (Paris)

    L'amateur de Maléfices (et consorts...) qui sommeille (pas tant que ça en ce moment, d'ailleurs ;-) ) en moi a été particulièrement marqué par quelques objets liés aux expériences spirites et/ou à la chasse aux esprits.

    On voit ainsi ci-dessus une mallette de chasseur de fantômes des années 1930 assez surprenante et présentée comme authentique. Ou, ci-dessous, une main spirite (que l'esprit fait tourner tout seul comme un grand pour qu'elle désigne quelqu'un ou quelque chose).

    Ces deux objets sont issus des collections d'une institution très intrigante découverte à l'occasion : le Surnatéum (http://www.surnateum.org/french/). Il s'agit d'un vrai cabinet de curiosités autour des objets ayant trait d'une façon ou d'une autre au surnaturel. Fascinant ! Ils n'ont pas de lieu d'exposition mais leur site web est déjà très riche et fourmille de dizaines d'inspis.

    Exposition Persona (Paris)


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  • Et oui. Mais le problème, c'est que l'Espagne est sans doute désormais l'autre pays du jeu de rôle en Europe avec une production très conséquente, notamment de la part de l'éditeur NoSoloRol.

    Fort heureusement, on vit une époque qui a ceci de remarquable en termes éditoriaux que désormais, grâce aux précommandes, foulancements et autres communications via le web 2.0, on trouve toujours la place pour financer une petite traduction maison, même si elle n'intéresse que, disons, 100 ou 150 personnes.

    Ainsi, la courageuse Loutre Rôliste a décidé de résolument exploiter ce filon ibérique en proposant coup sur coup les VF de Blacksad, Hitos et, pour ce qui nous concerne dans ce papier : Pequeños detectives de monstruos.

    Hablo español como una vaca francesa

    Bon, déjà, un constat : c'est hyper beau. Si j'ai bien compris, l'auteur est aussi l'illustratrice et on a vraiment l'impression d'avoir un objet fini et non pas des bouts de texte et des illus collées avec plus ou moins de bonheur les uns à côté des autres. Rien que ça, ça fait déjà envie.

    Voyez d'ailleurs cet extrait intérieur de la version espagnole.

    Hablo español como una vaca francesa

    Chouette, hein ?

    Le livre est d'un format intermédiaire, tout couleurs, sur 96 pages. Le tout pour un prix raisonnable pour l'équivalent d'un gros album pour enfants : 29,90 en VF.

    Il n'est pas si facile de trouver en français des infos sur le fonctionnement du jeu. Si tu as pris, ami lecteur, Espagnol LV2, tu peux peut-être t'en sortir avec de nombreuses sources dans la langue de Sergio Ramos. Comme cette vidéo de l'équivalent local de Rôliste.tv qui présente un feuilletage complet du livre de base :

    Mais pour ceux qui comme moi ne vont pas plus loin que "un cafe con leche, por favor", il faut galérer un peu pour trouver des infos.

    Pour le contexte, il s'agit d'incarner des chasseurs de monstres. Vous savez ? Ces monstres qui hantent les placards, dessous de lit, couloirs non-éclairés, etc.

    Apparemment, les règles sont très simples, public visé oblige. Pour résoudre une action, 3 D6 sont lancés et le résultat médian est retenu. Les difficultés sont de 2 pour quelque chose de très facile, 4 pour 6 des choses "normales" et 6 pour du très difficile.

    Cependant, quand le PJ est effrayé ou si un monstre l'a mordu, on doit choisir le score le plus bas. A l'inverse, si l'enfant a un objet qui peut aider dans une situation particulière (une veilleuse, un sac de bonbons, un doudou, etc.), on retient le dé avec le score le plus élevé.

    Pas de calcul (il faut juste connaître l'ordre des chiffres de 1 à 6), lecture du résultat directe. En un mot : malin.

    Après, apparemment, la notion de peur paralysante mais à surmonter pour réussir à vaincre finalement le monstre apporte un plus, notamment une dynamique qui structure la partie : on découvre un monstre / il nous fait peur / il est dangereux car on a peur / on réussit à surmonter nos peurs / le monstre n'est donc plus dangereux.
     

    Il y a aussi des stickers, certificats et autres petites choses adorables qui doivent aider à donner du concret pour nos chères têtes blondes mais là je n'ai pas super bien compris à quoi tout cela peut servir.

    En tout cas, je suis personnellement bien intrigué et c'est là un projet de traduction que je vais suivre de près.

    Si vous voulez participer aux précommandes, c'est là : http://laloutreroliste.fr/petits-detectives-de-monstres/545-pack-petits-detectives-de-monstres-livre-pdf-carnets-et-stickers-1-scenario-offert-precommande.html


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  • Bon, puisqu'on est lancé, allons-y : parlons d'un autre projet qui concerne plus le (vieux) fan que l'auteur.

    Il ne vous aura sans doute pas échappé que c'est un peu beaucoup la mode des reboots des anciens jdr en ce moment, n'est-ce pas ? On ne jugera pas. J'apprécie le reboot de RDD, je contribue à celui (hypothétique) de Empire Galactique, j'en espère d'autres un jour (Miles Christi ? Athanor ?). Donc, bref, la poutre, le voisin, tout ça.

    Vous n'avez peut-être pas vu passer une info qui en annonce un de plus : celui de Maléfices ! Or, si vous suivez ce blog depuis longtemps, vous le savez : on aime au moins autant Maléfices que Rêve de Dragon ici, c'est dire ! Alors, let's talk about it comme on dit dans la langue de Sheridan Le Fanu.

    Pour le moment, on ne sait que très peu de choses sur ce reboot. Je récapitule :

    - c'est l'éditeur Arkhane Asylum (Sang & Honneur, Vampire...) qui s'en occupe

    - malgré le "prochainement" de rigueur, c'est pas pour tout de suite (pas de date annoncée, éditeur pas mal occupé avec ses autres projets - CF Loup-garou, etc.)

    - c'est doté d'un visuel sympa :

    Bon, pas de quoi s'exciter a priori.

    Mais.

    Je sais de source sûre que, au moins, les intentions de l'équipe d'Arkhane sont pures. Ces braves gens partagent une analyse commune avec les MeC : l'itération précédente de Maléfices a gâché le produit au point de lui faire perdre son sens d'origine. Et cette v4 voudrait ainsi revenir à l'esprit d'origine, celui des premiers temps du jeu. Sans pour autant se contenter de pure nostalgie et donc ne pas hésiter à ripoliner le tout. C'est bien simple : je n'aurais pas dit mieux.

    Ce n'est ni le temps, ni le lieu pour faire le procès de Maléfices 3 (j'ai déjà dit l'essentiel de ce que j'avais à dire sur le sujet dans un Panda de Di6dent) mais, pour faire simple, disons que cette édition menée par les défuntes Editions du Club Pythagore avait le tort principal de ne pas sentir le soufre. Du tout. Derrière un gros bouquin à la mise en page soignée mais austère, l'auteur principal de cette v3 cachait mal son obsession personnelle pour les jeux 100 % historiques (pourquoi pas ? les goûts et les couleurs...) oubliant que les amateurs de Maléf' avaient, eux, été élevés au bon goût de scénarios aussi fantastiques que Les brasiers ne s'éteignent jamais ou Enchères sous pavillon noir, par exemple. D'emblée, il y avait donc quiproquo. Les scénarios publiés et l'unique supplément n'ont jamais réussi à dissiper ce malentendu.

    Depuis, les EdCP sont rentrées en stase et Maléfices est retombé dans les limbes, après avoir sans doute plus perdu que gagné dans ce triste et rapide épisode de sa vie éditoriale.

    Désormais, l'espoir renaît pour ce formidable jeu et on a envie de dire aux gens de chez Arkhane : vous loupez pas, les gars ! C'est sans doute la dernière chance pour Maléfices de dissiper ce malentendu : non, Maléfices n'est pas un jeu pour vieux historiens austères. On compte sur vous !

     


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  • Tiens. Cela faisait longtemps qu'on n'avait pas parlé du travail des autres sur ce blog.

    Il est vrai que sous l'impulsion conjuguée de notre profil Facebook (où on se contente de poster désormais les nouvelles bouleversantes du style : "t'as vu  copain le nouveau jeu que j'ai acheté ?"), des pages de Di6dent et celles du défunt Fix (mais n'est pas mort celui qui...), on a perdu l'habitude de rendre compte de nos modestes coups de cœur, coups de gueule ou simples compte-rendus de lecture sur ce blog. Ce dernier se limite ainsi depuis quelques temps déjà à rendre compte de nos propres activités rôlistiques (sorties, contributions, conventions, etc.).

    Mais là, ce n'est pas pareil. Rêve de Dragon, bordel ! On touche au sensible. RDD a en effet été un de mes deux ou trois jeux "qui changent tout", ceux qui vous font percevoir différemment les possibilités du jeu de rôle ou tout simplement qui marquent d'une pierre blanche votre propre parcours rôlistique.

    Alors, vous pensez ! Une souscription pour relancer la machine à rêves, je ne pouvais pas passer à côté. C'est souscrit, reçu, lu, pas joué et je ne vais même pas vous épargner mon compte-rendu ;-)

    Pour éviter le pavé et tenter de coller à une forme plus web de CR de lecture, je vais me borner à donner mon point de vue à quelques questions qui, d'une part, s'avèrent très légitimes et, d'autre part, sont soulevées de droite et de gauche sur le web.

    1. A la Clairefontaine, c'est beau ?

    A ton avis ?

    Bulle de rêve

    Le travail du Scriptarium est en effet de toute beauté. Le livret est solide et élégant. L'auteur, Jidus, est aussi un illustrateur de talent. Enfin, les Grands Anciens, Florence Magnin (couv') et Rolland Barthélémy (intérieur) sont au rendez-vous et n'ont rien perdu de leur RDD's touch.

    On ergote pas mal de ci de là sur la colorisation des illus de Rolland Barthélémy. Alors, certes, on est habitué depuis Casus Belli et l'incarnation précédente de RDD de voir les crayonnés minutieux de Rolland en noir et blanc. Mais, honnêtement, est-ce moins beau en couleurs ? Non. C'est juste différemment. Et de toute façon, comment proposer une mise en page en couleurs sur papier glacé avec des illus noir et blanc ? Bref, c'est très bien comme ça : ça change.

    2. A la Clairefontaine, c'est inspiré ?

    Très. Et dans les deux sens du terme. Des fois, on croirait que Jidus est le fils de Denis Gerfaud. Ou, au moins, qu'il lui a emprunté son slip et ses chaussettes. Le début, notamment, avec la découverte de la cité du Second Age qui va bien, est de la meilleure veine gerfaldienne avec la poésie, les jeux de mot à bonne dose, les détails qui donnent envie d'y être, etc.

    Un grand plaisir de lecture.

    3. A la Clairefontaine, c'est canonique ?

    C'est ce qu'on lit un peu partout et que l'auteur lui-même concède aisément. Personnellement, je nuancerais un peu. J'ai trouvé que le scénario, tout en respectant, c'est entendu, la plupart des codes de RDD (comment pourrait-il en être différemment pour un tel retour ?) en livre une interprétation qui est propre à Jidus.

    On peut notamment relever deux points qui m'ont marqué à la lecture :

    - ça tatanne sévère ; bien sûr, Denis avait déjà commis des scénarios orientés baston comme L'oeuf de Psiluma mais là, c'est très marqué. Il y a un petit côté donj' même. Pour moi, cela n'a rien de péjoratif. L'outil Rêve de Dragon se prête bien à ça aussi alors pourquoi s'en priver ?

    - pour Jidus, le voyage d'un rêve à l'autre est très différent de chez le maître ; dans A la Clairefontaine, le voyage d'un rêve à l'autre est souvent réversible et peut se programmer presque aussi aisément qu'un saut hyperluminique dans un space op' (attention, sur ce point, à l'abus des brolutes rieuses qui devraient, à mon goût, rester anecdotiques... comme les tortemoques, quoi). Cela rappelle ce que Gerfaud avait esquissé dans une trop vite expédiée extension de commande sur le 4ème Age, L'Unirêve. C'est, à mon avis, très intéressant, très riche de potentiel. Mais pas du tout canonique.

    4. A la Clairefontaine, c'est jouable ?

    Bon, le fait que je ne l'ai pas fait jouer avant de poster cette chronique donne une idée de la réponse.

    D'abord, il y a ce qu'on lit un peu partout : il y a des passages plutôt tirés par les cheveux. Et c'est... vrai ! Franchement, plus d'une fois, je suis revenu en arrière pour me demander quel était le rapport entre ce que j'étais en train de lire et ce qui précédait. Alors, penser à l'effet que ça peut avoir sur un groupe à l'esprit embrumé par des volutes de mauvais café sur le coup de deux ou trois heures du mat', ça m'a un peu effrayé...

    De toute façon, pour avoir déjà essayé, je confirme : je ne peux plus jouer ou faire jouer avec les règles de RDD 2ème édition : trop lourd, trop daté, trop... euh... trop, quoi. On en revient à un truc bizarre : le Scriptarium vient quand même de sortir sans prévenir un scénario pour un jeu dont le précédent supplément datait de... 2001. Waow.

    5. A la Clairefontaine, c'est bien au final ou pas ?

    Si tu es un ancien de RDD et que tu ne l'as pas encore, tu devrais juste déjà être maudit sur plusieurs générations. C'est beau, c'est très bien écrit, c'est très minutieux (tous les plans, toutes les stats nécessaires y sont et tout), ce n'est pas cher... bref, il faut foncer. Au pire, tu auras de quoi t'offrir une lecture agréable et un brin nostalgique.

    Si, par contre, tu attendais l'occasion de découvrir le jeu ou de t'y mettre pour de bon, je ne sais pas si je peux conseiller le scénario. C'est au final très old school. Et tellement typé RDD que je en sais pas si on peut espérer entrer dans cet univers par cette porte.

    A titre personnel, je ne regrette donc pas du tout mon achat (qui plus est après un crowdfunding dans les règles - c'est suffisamment rare pour être souligné) car je pointe largement dans la première catégorie. J’ajouterais que, d'un point de vue éditorial, je ne vois pas trop comment le Scriptarium aurait pu ouvrir son entreprise de relance du jeu par autre chose qu'un scénario "hommage".

    Par contre, maintenant que c'est fait, j'espère que les gars vont ouvrir grand les portes et les fenêtres pour proposer autre chose. Hélas, la perspective de la réédition à l'identique des règles de la 2ème édition me laisse sur ce point assez sceptique.

    Et vous, vous en avez pensé quoi ?

     


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  • Oui, voilà révélé par le titre de cet article le portrait-robot de celui à qui je dois de m'avoir mis sur le chemin (encore long, certes) du jeu de rôle.

    (…)

     

    De quoi ? Meuh non, je ne parle pas de David, enfin !

     

    Non, en vérité, je vous le dis : tout ça, c'est la faute à Mickey.

     

    Je ne m'en suis rendu compte moi-même que tout récemment mais, oui, mon tout premier contact avec les récits interactifs, je le dois à mon abonnement au Journal de Mickey (je parle de mon enfance, là, hein ? Pas d'aujourd'hui).

     

    Oui, oui, avant mon achat du pack Empire Galactique en librairie, avant quelques lamentables parties de l’Oeil Noir, avant Détective Conseil, avant la customisation sauvage d'un Livre Dont Vous Êtes Le Héros en pseudo-partie de jdr, avant même mon 1er Livre Dont Vous Êtes Le Héros emprunté à mon extraordinaire bibliothèque de quartier (abonnée à Casus Belli, Jeux & Stratégie et ayant organisé expo sur le jdr et démonstrations)... avant tout ça, donc, il y a eu Le Journal de Mickey.

     

    A cette époque (pile le milieu des années 80), le jdr a le vent en poupe et son ersatz le Livre Dont Vous Êtes Le Héros encore plus. Ainsi, Disney entend faire coup double en surfant sur cette mode. D'une part en centrant son long métrage d'animation annuel sur les thématiques donjons et dragonnesques avec "Taram et le chaudron magique" qui, à ma connaissance, n'a pourtant guère rencontré le succès.

     

    Petit avec de grandes oreilles et une longue queue

     

    D'autre part, en publiant dans son Journal de Mickey une Bande Dessinée Dont Vous Êtes Le Héros prenant pour cadre cet univers gentiment medfan.

     

    Et donc, là, paf, cela arrive entre les pattes à bibi qui n'avait rien de mieux que les Playmobils jusqu'ici pour se raconter des histoires entre lui-même.

     

    Petit avec de grandes oreilles et une longue queue

     

    Dire que ce fut une révélation est un peu excessif mais je me rappelle distinctement avoir joué plusieurs fois l'aventure avec plaisir et, notamment, avoir bien kiffé le petit système pour gérer l'équipement avec des silhouettes en carton à découper (sac, épée, etc.). Je ne me rappelle évidemment pas des règles mais il y en avait suffisamment pour justifier l'usage d'un D6... à monter soi-même en carton. Durée de vie approximative : 1 h.

     

    Si, au-delà de l'ego trip, je vous parle de tout ça, c'est que cette bouffée de nostalgie a été permise par la découverte de cet excellent site : http://www.planete-ldvelh.com/

     

    C'est laid (car cela existe depuis 2004) mais là, je crois qu'on a tout mais vraiment tout ce qu'il y a à savoir sur le genre. Pour donner une idée de la précision du truc, on trouve même sur la fiche consacrée à mon fameux Journal de Mickey (voir lien ci-dessous) des photos du matos à découper. Ce qui me permet de me rappeler qu'il y avait ainsi un petit sac à dos en 3D dans lequel glisser ses pièces d'équipement.

     

    http://planete-ldvelh.com/page/mickey1757.html

     

    Bien sûr, on trouve aussi TOUT ce qu'il y a à savoir sur les LDVELH plus conventionnels. Cela m'a permis de retrouver quelques titres que j'avais particulièrement apprécié à l'époque. Je me rends compte d'ailleurs que j'ai vraiment été un gros, gros consommateur de LDVELH avant de me mettre au jdr.

    Par exemple :

    Petit avec de grandes oreilles et une longue queue

    http://planete-ldvelh.com/page/histoires7.html

    Môssieur Jean-Pierre Pécau quand même. Surtout, outre un système de gestion des raids, il y avait à la fin une annexe proposant de jouer le LDVELH à plusieurs avec un MJ/lecteur et des joueurs/auditeurs. Je 'lai fait avec des copains de l'époque. Techniquement, il peut donc prétendre au titre de première partie de jdr pour moi.

     

    Petit avec de grandes oreilles et une longue queue

    http://planete-ldvelh.com/page/sh22.html

    Môssieur Pierre Lejoyeux quand même. Dans la même collec', toute la série des Sherlock Holmes qui faisait combo avec ma pratique de Détective Conseil à la même époque.

     

    http://planete-ldvelh.com/page/voie4.html

    Beaucoup plus connu. Ce titre m'avait marqué à la fois pour les classiques prises d'arts martiaux et le fait que le scénario te plaçait à la tête d'une ville.

     

    Petit avec de grandes oreilles et une longue queue

    http://planete-ldvelh.com/page/car1.html

    Mon best. Seulement deux volumes mais l'univers assez rude et "adulte" de Car Wars avec évidemment un système de gestion de sa voiture et tout. J'avais adoré.

     

    Cela me donne bien envie de recollectionner quelques titres par ci par là.

     

    Alors si vous avez des titres qui sortent un peu de l'ordinaire (genre : pas Loup Solitaire) à me conseiller, n'hésitez pas !


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  • Oué, en fait, tout ça pour vous dire que je fais un mini-topo sur l'actualité de Terra Incognita : Voyages aux Pays de  Nulle Part, en fait. ;-)

    Tout d'abord, faisons un point rapide sur les travaux en cours sur le jeu. Ça bosse ! Je suis en train de mettre la dernière main à un nouveau gros supplément qui sera consacré au cadre urbain de Paris où je vous propose de faire évoluer vos PJ entre deux voyages vers le lointain ou même, tout simplement, à la recherche des Curiosités et des Prodiges propres à Paris. Croyez-moi, ils ne manquent pas !

    Ce futur supplément sera probablement sous la forme d'un pack de quatre livrets de 32 pages accompagnés (au minimum) d'une carte de la ville, format cher aux XII Singes depuis quelques temps (Dieux Ennemis, Skulls & Bones, etc.).

    Là, au moment où j'écris ces lignes, j'ai déjà transmis à l'éditeur les trois premiers livrets et le dernier est en cours d'achèvement.

    Je n'ai hélas aucune nouvelle à donner sur le destin du Mercure Céleste très original dont je vous rebats les oreilles régulièrement. Qui vivre verra...

    Menue relation de quelques récents Voyages aux Pays de Nulle Part

     

    D'autre part, je rappelle que, en parallèle à ce bon vieux blog, j'essaye de maintenir propre et digne un autre site, entièrement consacré à TI celui-ci : Aux Pays de Nulle Part. Or, je conçois bien que l'on puisse venir jeter de temps en temps un œil à ce blog sans être un fidèle de l'autre site. Au cas où, je vous propose donc un peu de cross-posting. Voici donc les liens vers les derniers articles publiés là-bas, certains vont peut-être attirer votre curiosité.

     

    Ici, des news plus détaillées (sommaire) et de l'inspi pour ce fameux supplément Paris à venir :

    http://www.paysdenullepart.fr/ca-cest-paris/

    http://www.paysdenullepart.fr/la-bande-annonce-du-prochain-supplement-pour-ti/

    Menue relation de quelques récents Voyages aux Pays de Nulle Part

     

    Là, des livres - y compris des livres jeunesse -  pouvant servir d'inspi pour l'univers du jeu :

    http://www.paysdenullepart.fr/une-idee-cadeau-ambiance-ti-pour-noel/

    http://www.paysdenullepart.fr/ti-un-jeu-pour-les-grands-enfants/

    http://www.paysdenullepart.fr/un-joli-livre-dambiance-pour-votre-table-ti/

    Menue relation de quelques récents Voyages aux Pays de Nulle Part

     

    Par ici, une expo et même un MOOC organisés par le Château de Versailles autour des commémorations de la mort de Louis XIV (bien que, comme nous le savons tous, elle n'a jamais eu lieu ;-) )

    http://www.paysdenullepart.fr/la-mort-du-roi/

    http://www.paysdenullepart.fr/un-mooc-louis-xiv/

    Menue relation de quelques récents Voyages aux Pays de Nulle Part


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  • Après la traduction d'un article de MeC en italien, voilà venir notre prose dans la langue de Shakespeare.

    Muhahaha, et demain, l'univers !

    Hum.

    Bon, reprenons-nous. En attendant la traduction de tout Terra Incognita en serbo-croate et en langue same, c'est plus concrètement un texte publié pour Würm qui va se voir offrir une version en langue anglaise.

    En effet, cela vous avait peut-être échappé, pris que vous étiez entre un foulancement tendu et la recherche de early bird collectors franco-français mais le jeu préhistorique de Manu Roudier, Würm, a été lancé sur le marché anglophone via un Kickstarter mené de main de maître par son éditeur Icare.

    Pour cette aventure risquée, Icare s'est à la fois associé à un régional de l'étape, Nocturnal Media et est passé par un foulancement sur la plateforme la plus fréquentée par les anglophones. C'est une jolie réussite puisque le financement a réussi à intéresser 401 backers pour dépasser les objectifs à 204% avec un peu plus de 18 000 € recueillis.

    My (silex) taylor is rich

    Cela permet d'assurer la traduction du livre de base, de son écran et, ce qui nous intéresse avant tout ici, du 1er recueil de scénarios, La voix des ancêtres #1, qui s'ouvre par un gros scénario sandbox de ma plume et que Manu avait eu le bon goût d'illustrer sur la couvrante du livret.

    Comme on dit là-bas : cool ! :-)

    My (silex) taylor is rich

    Bon, bien sûr, une fois traduit, cela s’appellera "Voice of the Ancestors", hein.

    Si le volume #2, lui, n'a pas pu être financé (pour le moment, en tout cas), les deux éditeurs ont tout de même dû - vous savez comment se passent ces choses-là, n'est-ce pas ? - s'engager sur moult paliers et autres options collectors. Heureusement, Icare a pu ressortir ses dés spéciaux tel quel : pratique.

    Mais, finalement, ils se sont aussi engagés à livrer aux backers un scénario inédit : Black Machairodus ("Noir tigre à dents de sabre", en très gros). La bonne nouvelle, c'est qu'il est fort probable que les amateurs francophones de Würm puissent à leur tour profiter de ce scénario dans un futur numéro de Casus Belli.

    En espérant que cette étonnante traduction permette au jeu de trouver un second souffle et que l'on puisse ainsi profiter à nouveau de "Voix des ancêtres" inédits dans les prochains mois.

    https://www.kickstarter.com/projects/1464818793/wurm-a-prehistoric-rpg/description

    http://www.nocturnal-media.com/blog/2015/12/7/we-are-co-publishing-the-wrm-roleplaying-game

     


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  • Ténues, certes.

    Mais bon, tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

    Scoop : des traces de vie retrouvées sur MeC !

    Voilà. Un article de rentrée paraissant mi-octobre, ça l'affiche mal, c'est vrai. C'est pourtant pas l'envie qui me manquait de prendre la plume virtuelle pour continuer ce loooooong carnet de bord qu'est ce fidèle Mondes en Chantier depuis maintenant oufouyouyou au moins ça.

    Pourtant, dès qu'un brouillon était ouvert... pif pouf... l'incertitude m'empêchait de décider si cela était le bon moment, le bon endroit, la bonne façon, etc. de dire les choses et donc, zap, on passait à autre chose.

    Alors, qu'est-ce qui se passe ?

    Rien de grave, rassurez-vous.

    Par contre, l'activité rôlistique des hôtes de céans s'est pas mal ralentie pour raison de merdouillages en série. Comme ce blog est un blog avec tout ce que cela suppose d'egotrip, soyez assurés d'avoir bientôt tous les détails que vous auriez préféré ignorer sur chacune de ces merdouilles.

    Pour le moment, on va faire un pack bien groupé, une escadrille comme aurait dit Jacques Chirac.

    • Di6dent : le #13 est bouclé mais doit encore affronter l'épreuve de la mise en page et mise en beauté graphique. Tout le travail sur ce futur numéro a été long et éprouvant pour une raison tenace : on maque de troupes. On fait le point en ce moment même pour savoir ce qu'il convient de décider. Principalement, cela revient à trancher cette délicate question : on arrête les frais ou pas ?
    • Scoop : des traces de vie retrouvées sur MeC !

    • Le Fix : ceci expliquant cela. Nos maigres forces vives ont toutes été placées en alerte rouge sur le bouclage du #13. Le travail sur la newsletter hebdomadaire pompe un temps et une énergie insoupçonnés, notamment à moi himself en personne. J'ai donc décidé de mettre le Fix en stase jusqu'à ce que la situation de Di6dent soit éclaircie. Donc, si vous n'avez reçu aucun Fix depuis la rentrée ou même si on ne répond pas à vos mails à ce sujet, c'est normal. Considérez-le en coma artificiel.
    • Empire Galactique 3.0 : le futur nouvel hypothétique éditeur pour la réédition du jeu de François Nédelec semble bien avoir fait pschiiiit (ça va finir par se voir que je suis fan de Chirac, non ?). Il ne donnera pas suite. Il faut dire qu'il s'agissait d'un éditeur "hors jdr" et il a sans doute depuis dû faire face à de nouvelles priorités dans son cœur de métier. Alors, c'est vrai, il y a maintenant un nouveau compétiteur sur les rangs. On y croit. Ou pas.
    • Terra Incognita : avant l'été, j'avais manifesté un enthousiasme palpable à l'idée de me voir à nouveau soutenu par plusieurs de mes co-auteurs préférés. Hélas, pour des raisons personnelles et/ou professionnelles, les projets dans lesquels ils s'inscrivaient ont à nouveau pris du retard ou même ont été remisés aux calendes grecques. C'est un peu déprimant...

    Eh, gros malin ! TU aurais pu en profiter pour plus écrire sur ce blog du coup, nan ?

    C'est pas faux. Mais ce n'est pas si simple.

    D'abord, il y a une vraie ambiguïté avec ce blog sur la distinction individuel/collectif. Je ne reviens pas sur la nature bicéphale de Mondes en Chantier. David a dû glisser sur le porte-bagages depuis de longs mois (et apparemment, ça cahote pas mal du cul là-dessus...) et c'est bien Narbeuh qui tient le clavier.

    Par contre, donner des news de Di6dent alors que je en suis pas le rédac' chef ou même du Fix alors que tout en dépend pas que de moi, c'est chaud. Idem pour Empire Galactique. Je ne voudrais pas laisser à penser en communiquant ici que je pilote (aha) le truc alors que c'est Capitaine Stéphane qui est aux machines et que notre ambassadeur hanséatique secret mène, lui, les négociations avec les éditeurs. Du coup, je dis rien.

    Mais ça me frustre pas mal aussi. Du coup, je finis par dire quand même. ;-)

    Enfin, n'oublions pas un truc : ça bosse, bordel !

    D'une part, en dehors de Di6dent, j'ai profité de la situation pour me reconcentrer sur mon futur supplément Terra Incognita. Je suis rentré dans le dernier tiers d'un travail qui demandera en tout au bas mot 400 000 signes à faire tomber tout seul comme un grand. J'espère voir le bout à la toute fin de l'année ou, au pire, en janvier 2016. Je vous en dis plus très prochainement.

    Enfin, en parallèle, la pause du Fix en particulier, c'est aussi l'occasion de prendre du recul sur la sphère rôliste, ses innovations, son mode de fonctionnement, etc. Et ça me donne pas mal de grain à moudre.

    Alors : à très bientôt ! ;-)


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